Angeline Berva n’a jamais aimé les cases. Encore moins celles dans lesquelles on la range simplement parce qu'elle est végan et championne de force. Un jour, elle a décidé que ce serait cohérent jusqu’au bout : aimer les animaux, c’est aussi arrêter de les manger. De la x-boxeuse piochant dans le saucisson familial à la championne qui soulève 250 kilos… sans un gramme de protéines animales. Son histoire, c’est un uppercut aux clichés et une ode à la liberté mentale. Mais attention, ici il ne s’agit pas de conversion religieuse façon "Vegan for life" : on parle d’authenticité, de contradictions, de doutes et de sueur. Prendre une décision radicale à 17 ans, ce n’est pas (juste) une crise d’ado. C’est parfois un coup de génie.
Quand le cœur parle plus fort que les habitudes : naissance d’une athlète végane révolutionnaire
À 17 ans, Angeline Berva a vécu ce que beaucoup de sportifs et sportives redoutent : un choc émotionnel qui remet tout en question. Pour elle, la transition vers le véganisme n’a pas été un simple changement alimentaire, mais une rupture radicale, née d’un profond malaise intérieur. Issue d’une famille où la viande était omniprésente – saucisson, steak, charcuterie à chaque repas – elle a grandi dans une culture où aimer les animaux et les consommer allait de soi. Pourtant, un jour, le cœur a parlé plus fort que les habitudes.
Le déclic : quand la vérité ne peut plus être ignorée
Le point de bascule survient devant l’écran, face aux images brutes des vidéos de L214. Angeline, alors adolescente, se retrouve bouleversée par la réalité de l’industrie animale. Les larmes coulent, l’empathie prend le dessus, et la dissonance cognitive éclate au grand jour :
"En fait je peux pas dire que j’aime les animaux alors que si j’achète, ça veut dire que je suis d’accord avec l’industrie."
Cette phrase, simple mais puissante, résume le dilemme de nombreux jeunes sportifs et sportives. Beaucoup ressentent cet écart entre leurs valeurs et leurs actes, mais rares sont ceux qui osent franchir le pas, surtout sans modèle à suivre. Pour Angeline, c’est la cohérence qui l’emporte : elle décide de tout arrêter du jour au lendemain.
Rupture familiale et isolement : avancer seule contre tous
La transition vers une alimentation 100% végétale n’a rien d’évident dans une famille omnivore. À la maison, personne ne la prend au sérieux. Sa mère lui lance, mi-amusée, mi-sceptique : « Tu tiendras une semaine. » Son entourage rit, persuadé qu’il s’agit d’une simple crise d’adolescence. Personne ne croit qu’elle pourra tenir, encore moins qu’elle deviendra une athlète végane de haut niveau.
Mais Angeline ne fléchit pas. Elle avance sans repère, sans influenceur ni sportif végane autour d’elle. Dans les rayons bio, elle repère pour la première fois le logo vegan, achète par impulsion, tâtonne. Son alimentation devient monotone : pâtes à gogo, plats improvisés, manque de variété. Les premiers mois sont difficiles, marqués par l’isolement et l’incompréhension.
Le malaise intérieur comme moteur du changement
Ce qui pousse Angeline à tenir, c’est ce malaise viscéral : comment prétendre aimer les animaux tout en participant à leur exploitation ? Elle se souvient de son adolescence, de ses contradictions :
« J’aime les chevaux mais je monte à cheval. J’aime les oiseaux mais je vais les mettre en cage. J’aime les lapins mais j’en mange. Et en fait c’était pas logique. »
Cette prise de conscience, partagée par de nombreux sportifs en quête de sens, devient le moteur d’un changement radical. Même sans modèle, même face aux moqueries, elle choisit la cohérence et la compassion.
Transition maladroite, mais détermination sans faille
Les premiers six mois sont chaotiques. Angeline mange mal, manque de connaissances, se contente de produits industriels labellisés vegan. Mais peu à peu, elle s’ajuste, apprend, expérimente. Sa motivation ne faiblit pas : elle veut prouver qu’on peut être athlète végane, forte, performante, sans jamais renier ses valeurs.
- Âge du virage : 17 ans
- Durée de la transition difficile : environ 6 mois
- Seule végane de sa famille : malgré 13 ans de pratique
Briser l’isolement : une pionnière autodidacte
Sans modèle autour d’elle, Angeline Berva avance à l’instinct. Elle observe, lit, teste, et construit sa propre voie. Son histoire illustre une réalité : la plupart des sportifs changent suite à une prise de conscience émotionnelle, mais l’absence de référence rend la transition vers un régime végétalien encore plus courageuse.
Aujourd’hui, Angeline incarne cette force tranquille, cette cohérence entre valeurs et actes qui inspire et bouscule les préjugés. Sa révolution a commencé le jour où elle a choisi d’écouter son cœur, plus fort que toutes les habitudes.
Casser les muscles… pas les convictions : la force végane sans clichés
Le mythe du végane frêle vole en éclats devant le parcours d’Angeline Berva. Couronnée “femme la plus forte de France”, elle incarne la force pure, sans compromis sur ses convictions. Son palmarès impressionne et fait taire les sceptiques : cinq fois championne de France, victorieuse aux Arnold Columbus, 48 médailles d’or au Mr America 2024 avec l’équipe Vegan Strong PlantBuilt, et une présence remarquée aux European Strongman Games et aux Static Monsters World Championships. Angeline Berva, c’est la preuve vivante que la performance sportive et le véganisme ne sont pas incompatibles.
Déconstruire le cliché du manque de force chez les véganes
Longtemps, le monde du sport de force a véhiculé l’idée qu’une alimentation végétale ne pouvait pas soutenir une musculature puissante. Angeline Berva balaie ce préjugé d’un revers de main… ou plutôt, d’un deadlift. Elle soulève 250 kg à l’entraînement, et détient même le World Record Deadlift avec 301 kg dans la catégorie femmes -82 kg. Sa routine ? Entraînement six jours sur sept, deux heures par séance, sans jamais ressentir de baisse de performance liée à son alimentation.
“Ce n’est pas plus dur d’avoir cette perf en étant végan qu’en ne l’étant pas.”
Cette phrase d’Angeline résume tout : la force n’a pas de régime imposé, mais une discipline, une passion, et une alimentation bien structurée.
Un palmarès qui parle plus fort que tous les discours
- 5x Championne de France
- Vainqueur Arnold Columbus
- 48 médailles d’or Mr America 2024 (équipe Vegan Strong PlantBuilt)
- World Record Deadlift : 301 kg (-82 kg)
- Podiums European Strongman Games, Static Monsters World Championships
À chaque compétition, Angeline Berva fait tomber les barrières. Son nom circule dans les milieux militants comme une référence : “Quand on parle de force, il suffit de montrer Angeline Berva et c’est fini. Les gens sont bluffés.” Son exemple inspire autant les sportifs que les défenseurs de la cause animale.
Une discipline sans faille, une récupération optimisée
Angeline s’entraîne environ 12 heures par semaine, réparties sur six jours. Sa routine est exigeante : deux heures par jour, entre musculation, force pure et récupération active. Beaucoup s’interrogent : comment tenir ce rythme avec une alimentation végétale ? La réponse d’Angeline est claire : “Je pense qu’il y a moins d’inflammation, on récupère peut-être plus vite. Ça m’aide aussi parce que je m’entraîne beaucoup.”
Les études récentes sur la Vegan Athlete Nutrition confirment que, bien structurée, une diète végétale apporte tous les nutriments nécessaires à la performance, notamment les protéines. Angeline veille à son apport protéique, à l’équilibre de ses repas, et prouve que l’énergie et la récupération sont au rendez-vous.
Briser les chaînes des préjugés, soulever des montagnes
Dans un univers où la viande est souvent vue comme indispensable à la force, Angeline a grandi dans une famille “assez viande”, selon ses propres mots. Pourtant, elle a choisi une autre voie, portée par ses convictions et son amour du sport. Son entourage sportif, d’abord sceptique, a dû se rendre à l’évidence : les résultats parlent d’eux-mêmes.
Aujourd’hui, Angeline Berva n’est pas seulement une athlète d’exception. Elle est devenue un symbole pour toute une génération de sportifs véganes, et pour celles et ceux qui refusent de choisir entre force et éthique. Son parcours, jalonné de victoires internationales, de records et de médailles, inspire et motive.
Qu’il s’agisse du Vegan Strong PlantBuilt, des European Strongman Games ou du Static Monsters World Championships, Angeline Berva montre que la force végane n’a rien d’un cliché : elle est bien réelle, puissante, et accessible à tous ceux qui osent casser les codes.
Dépasser le regard des autres : entre stéréotypes, doutes et inspiration collective
Dans l’univers du sport, les mythes autour du véganisme persistent, souvent portés par l’image du « végan maigre et fatigué ». Pourtant, Angeline Berva, athlète puissante et engagée, incarne la contradiction vivante de ces préjugés. Son parcours, marqué par la force, la performance et la résilience, met à mal les idées reçues sur la nutrition végétale et la capacité à exceller sans consommer de produits animaux.
Dès l’annonce de sa transition vers une alimentation 100% végétale, Angeline a été confrontée à une avalanche de commentaires sceptiques, parfois moqueurs, souvent incrédules. « Ce n’est pas possible, ce n’est pas vrai », entend-elle encore régulièrement, même après ses records. Beaucoup peinent à croire qu’une femme aussi musclée, aussi performante, puisse être végane. On lui dit parfois que « ça ne se voit pas sur sa tête » ou qu’elle ne « ressemble pas à une végane », comme si le véganisme devait s’afficher sur le visage ou le corps. Ces remarques témoignent de la persistance des stéréotypes, mais aussi d’une profonde méconnaissance de la réalité du véganisme en sport.
Angeline n’a jamais cherché à brandir son engagement comme un étendard. Elle préfère l’action silencieuse à la revendication. Pour elle, être végane n’est pas une question d’apparence ni de style, mais un choix de vie guidé par la compassion et la performance. Elle ne ressent pas le besoin de proclamer son mode de vie à chaque rencontre. « Tout le monde peut être végan. Peu importe le physique, peu importe le style, peu importe tout », affirme-t-elle avec simplicité, rappelant que le véganisme n’est pas une identité visible, mais une conviction profonde.
Dans ce contexte, la force mentale d’Angeline prend tout son sens. Face à l’incompréhension, à l’isolement parfois ressenti, elle a su développer une résilience à toute épreuve. Au début, le soutien de l’entourage n’était pas immédiat. Les doutes, les regards en coin, les questions incessantes sur sa santé ou ses performances étaient monnaie courante. Mais Angeline a tenu bon, portée par sa détermination et par la certitude que ses choix étaient justes, pour elle comme pour les animaux.
Son témoignage, relayé sur les réseaux sociaux, contribue aujourd’hui à briser les chaînes des préjugés. Grâce à la visibilité grandissante des athlètes véganes, notamment au sein de collectifs comme Vegan Strong PlantBuilt, la diversité des profils s’impose peu à peu dans le paysage sportif. Les réseaux sociaux jouent un rôle clé dans cette évolution, en offrant une plateforme où les témoignages de sportifs véganes se multiplient, démystifiant les mythes sur la faiblesse ou la carence. Angeline inspire ainsi une nouvelle génération d’athlètes, prouvant que la force et la performance n’ont rien à voir avec la consommation de produits animaux.
Au-delà de la question de la performance, Angeline met aussi en lumière les dissonances cognitives qui traversent notre société. Elle pointe du doigt, sans jugement mais avec lucidité, ces contradictions du quotidien : « J’aime les animaux mais je mange du jambon ». Son engagement, loin du militantisme agressif, invite à la réflexion et à l’ouverture. Elle rappelle que le véganisme, c’est avant tout une démarche éthique, accessible à tous, sans condition de physique ou de style.
Aujourd’hui, Angeline Berva est bien plus qu’une athlète végane. Elle est la preuve vivante que l’on peut être fort, performant et végan, sans renoncer à ses convictions ni à ses rêves. Son parcours, fait de doutes, de défis et de victoires, redéfinit les contours du véganisme dans le sport. Il montre que les stéréotypes s’effacent peu à peu, remplacés par une pluralité de modèles et de témoignages. Grâce à des figures comme elle, le mythe du « végan faible » s’effondre, laissant place à une nouvelle réalité : celle d’un véganisme inclusif, puissant et inspirant, où chacun peut trouver sa place, quelle que soit son apparence ou son histoire.