Qui aurait cru qu’un simple podcast en ferait autant ? Honnêtement, quand j’ai rejoint Vegathlètes pour parler de confiance en soi, je ne m’attendais pas à autant d’introspection et d’émotions. Entre souvenirs de galères sportives, révélation sur l’importance de l’estime de soi, et méthodes inattendues pour lever les freins mentaux, j’ai eu droit à une vraie claque positive… et quelques surprises à partager.
1. Quand le doute est une arène : de la galère à la confiance durable
Quand on parle de confiance en soi et d’estime de soi dans le sport, on imagine souvent des athlètes sûrs d’eux, capables de relever tous les défis. Pourtant, mon histoire commence à l’opposé. Je me revois il y a quelques années, incapable de porter mes courses sans avoir mal aux bras. Je faisais du sport, oui, mais toujours en zone de confort. Je choisissais des exercices qui sollicitaient tout le corps, mais j’évitais soigneusement de muscler le haut. Pourquoi ? Parce que, sans vraiment m’en rendre compte, je croyais que je n’en étais pas capable. Je me sous-estimais, tout simplement.
C’est là que le doute devient une arène. On se bat contre soi-même, contre ses croyances limitantes. J’ai longtemps cru que mon corps était « fait » pour être fort en bas, faible en haut. Ce genre de pensée, c’est un vrai frein à la performance sportive, mais aussi à l’épanouissement personnel. Je portais mes sacs de courses comme un défi hebdomadaire, en râlant intérieurement, sans jamais me demander si je pouvais changer la donne.
La rencontre qui change tout : le calisthenics et Brieud Le Dantec
Un jour, un ami m’a parlé du calisthenics. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une discipline où l’on utilise le poids de son propre corps pour se renforcer. J’ai découvert Brieud Le Dantec, une référence dans ce domaine, et ça a été un déclic. Je me suis dit : « Pourquoi pas moi ? » Ce petit moment de curiosité, c’est le point de départ de mon chemin vers la confiance en soi.
La première fois que j’ai essayé de faire une traction, c’était un échec cuisant. Impossible de me hisser, même de quelques centimètres. J’aurais pu abandonner là, me dire que ce n’était pas pour moi. Mais, paradoxalement, cet échec m’a donné envie de comprendre, de progresser. Research shows que l’échec, loin d’être une fin, peut devenir un formidable moteur d’apprentissage et de motivation. C’est là que le coaching sportif prend tout son sens : il ne s’agit pas seulement de donner des exercices, mais d’accompagner la personne à travers ses doutes et ses blocages.
Les petits succès, fondations de l’estime de soi
J’ai commencé à m’entraîner sérieusement, deux fois par semaine. Pas de miracle, pas de transformation instantanée. Mais chaque séance était une victoire sur mes croyances limitantes. Au bout de quatre mois, j’ai réussi ma première traction. Une seule, mais elle valait toutes les médailles du monde à mes yeux. C’est là que j’ai compris que l’estime de soi ne naît pas des grandes compétitions, mais des petites victoires concrètes, personnelles.
- 4 mois pour réussir ma première traction
- 2 séances par semaine pour progresser
Ce processus m’a appris une chose essentielle : chaque défi relevé, même minuscule, construit la confiance. Les études indiquent que les défis personnels et les petits succès physiques sont des piliers pour renforcer la confiance en soi. La visualisation mentale, la préparation technique, mais aussi le soutien d’un coach ou d’un groupe, tout cela compte. Mais rien ne remplace la satisfaction d’avoir surmonté un obstacle que l’on croyait insurmontable.
L’échec comme meilleur coach
Je me souviens d’une séance où, après plusieurs essais ratés, j’ai failli tout lâcher. Mais c’est justement ce jour-là que j’ai compris que l’échec n’est pas une punition, mais une leçon. En sport comme dans la vie, il faut parfois tomber pour apprendre à se relever. Le coaching sportif m’a aidée à voir l’échec autrement : non plus comme une preuve de mes limites, mais comme une étape vers la progression.
« Bien plus que la confiance, j’ai repris de l’estime pour moi-même et j’ai compris que tout était possible. »
Aujourd’hui, je transmets cette expérience à mes élèves. Je leur montre que la confiance en soi se construit, pas à pas, à travers des défis adaptés et un accompagnement bienveillant. Le plus important, c’est de croire en ses capacités, même quand le doute s’invite. Parce que, finalement, c’est dans l’arène du doute que naît la confiance durable.
2. Techniques coaching : Débloquer l’invisible, du questionnement à la méditation sportive
Dans le coaching sportif, il existe des blocages invisibles qui freinent la progression, même chez les sportifs les plus préparés. J’ai souvent constaté que ces freins ne sont pas toujours liés à la technique ou à la condition physique, mais relèvent du mental, de l’émotionnel, voire de l’estime de soi. Pour les déceler et les dépasser, j’utilise une méthode de coaching ultra-personnalisé : chaque accompagnement est unique, adapté à la sensibilité, à la philosophie et au vécu du sportif.
Zoom sur la méthode : l’entretien introspectif et l’écoute active
Ma première étape consiste à instaurer un climat de confiance. Je privilégie l’écoute active et le questionnement personnalisé. Il ne s’agit pas de poser des questions standards, mais d’entrer dans une vraie discussion, où le sportif peut s’exprimer librement sur ses ressentis, ses doutes, ses attentes. Souvent, les personnes sont déjà conscientes de ce qui les bloque, mais n’arrivent pas à le formuler. Mon rôle est de les aider à mettre des mots sur ces freins invisibles.
C’est là que la magie opère : verbaliser un doute permet de l’extérioriser, de reprendre le contrôle. J’insiste sur ce point, car même les sportifs les plus « costauds » mentalement peuvent être freinés par des pensées qu’ils n’osent pas partager. Le simple fait d’en parler, de sortir ces doutes de l’ombre, représente déjà la moitié du chemin vers la libération.
« Verbaliser un doute permet de l’extérioriser, de reprendre le contrôle. »
Des outils concrets pour casser les blocages
Après cette phase d’introspection, je propose des outils adaptés à chaque situation. Il n’existe pas de recette miracle, mais un panel de techniques que j’ajuste selon les besoins :
- Pyramide de Maslow : Pour aider le sportif à identifier ses besoins fondamentaux non satisfaits, qui peuvent être à l’origine de ses blocages.
- Méditation sportive et exercices de respiration : Avant et après chaque séance, ces pratiques favorisent la gestion du stress et recentrent l’attention sur le moment présent. La recherche montre que la méditation et la respiration profonde sont des alliés puissants pour renforcer la confiance en soi et réduire l’anxiété.
- Visualisation mentale : J’encourage mes coachés à se projeter dans la réussite, à ressentir les émotions positives associées à leurs objectifs. Selon les études, la visualisation mentale booste la confiance en soi et prépare le cerveau à l’action.
- Travail sur la posture corporelle : La façon dont on se tient influence le mental. Une posture ouverte et dynamique envoie un signal positif au cerveau et favorise l’assurance.
Tous ces outils ne sont pas utilisés systématiquement. Je les choisis en fonction de la personnalité du sportif, de ses valeurs, de ses limites et de ses talents. L’important, c’est de l’aider à se reconnecter à lui-même, à mieux se connaître pour mieux avancer.
Le coaching sportif, un soutien social constant
Le coaching sportif, ce n’est pas juste un créneau horaire dans la semaine. C’est un accompagnement dans la durée, un soutien social qui va bien au-delà du terrain. Je reste disponible pour mes coachés, même le week-end, pour répondre à leurs doutes, les encourager, les écouter. Ce suivi régulier crée un environnement positif, propice à la progression et à la confiance en soi.
La recherche confirme que le soutien social – qu’il vienne du coach, des coéquipiers ou de la famille – est essentiel pour maintenir la motivation et renforcer l’estime de soi. Les petits succès, les défis relevés, les échecs surmontés ensemble participent à la construction d’une confiance solide, réaliste et durable.
Tangent personnelle : ce que le coaching m’a appris
Avec le temps, j’ai compris que l’essentiel dans ce métier, c’est l’art de l’écoute et du non-jugement. Chaque sportif a son histoire, ses fragilités, ses forces cachées. Mon rôle, c’est d’être là, d’accompagner sans imposer, de guider sans diriger. Parfois, un simple échange, un regard bienveillant, une question posée au bon moment suffisent à débloquer l’invisible.
En fin de compte, le coaching sportif est un chemin partagé, où l’on grandit ensemble, coach et coaché, à travers les techniques, la méditation sportive, la visualisation mentale et surtout, l’humain.
3. Équilibre fragile : de la confiance saine à l’estime profonde (et éviter le piège de l’arrogance)
Dans le monde du coaching sportif, la frontière entre confiance en soi et arrogance est bien plus fine qu’on ne l’imagine. J’ai souvent observé, sur les terrains comme en dehors, des sportifs qui basculent sans s’en rendre compte d’une assurance saine à une attitude qui frôle l’arrogance. Cela peut paraître anodin, mais ce glissement n’est jamais sans conséquences, ni pour la performance sportive, ni pour l’estime de soi.
La vraie confiance en soi, celle qui s’ancre dans le développement personnel et le travail sur soi, n’a rien à voir avec l’arrogance. L’arrogance, elle, découle d’une estime instable. C’est ce sentiment de supériorité, cette croyance qu’on est intouchable, qui pousse parfois à prendre des risques inutiles ou à négliger le collectif. Au contraire, la confiance saine se construit sur la connaissance de ses forces, mais aussi de ses limites. Elle permet de rester humble, même face au succès, et d’apprendre de chaque échec sans se dévaloriser.
Dans ma pratique de coaching sportif, j’ai constaté que le travail sur l’estime de soi est un levier puissant pour éviter ce piège. Ce n’est pas une question de trouver une phrase magique ou un mantra universel. Chaque sportif est unique, et ce qui fonctionne pour l’un ne sera pas forcément efficace pour l’autre. Il s’agit d’un accompagnement individualisé, où l’écoute et la bienveillance sont au cœur du processus.
La bienveillance envers soi-même, loin d’être un frein à la performance sportive, en est souvent le moteur. Se reconnecter à soi, apprendre à s’écouter, à se faire confiance, c’est poser les bases d’une progression durable. Cela permet de se fixer des objectifs à la fois ambitieux et réalistes, de se dépasser sans se brûler les ailes. Comme je le dis souvent à mes coachés, la performance n’exclut pas la douceur envers soi. Bien au contraire, c’est cette relation saine à soi qui permet d’oser, d’apprendre, et de rebondir après un échec.
J’aime rappeler que l’échec n’est pas une fin en soi, mais une étape du développement personnel. Oser faire, oser échouer, c’est aussi oser grandir. Cette philosophie, je l’ai retrouvée dans le livre de Stephen R. Covey, Les sept habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent. La proactivité, l’une des habitudes clés, consiste à ne pas attendre que les choses arrivent, mais à agir pour provoquer le changement. C’est exactement ce que je cherche à transmettre à mes sportifs : croire en soi, c’est aussi prendre sa progression en main, jour après jour.
Parfois, un simple rituel ou une astuce suffit à booster la confiance avant un entraînement. Mais le plus important reste d’oser, de faire, sans craindre l’échec. Car chaque tentative, réussie ou non, nourrit l’estime de soi et prépare le terrain pour de futurs succès.
Récemment, j’ai lancé un projet qui me tient particulièrement à cœur : le coaching photographique, en partenariat avec un photographe spécialisé dans l’estime de soi. L’idée est simple, mais puissante : se réapproprier son image, se voir autrement, pour renforcer l’estime de soi. Chaque séance est personnalisée, adaptée au rapport que chacun entretient avec son image. Certains choisissent d’être maquillés, d’autres préfèrent le naturel. Peu importe le choix, l’essentiel est de se sentir aligné avec soi-même. Ce projet, qui débutera en février 2025, s’inscrit dans une démarche de développement personnel et de bienveillance, au service de la performance sportive.
Et si, dans tous les vestiaires de France, on affichait un grand « Crois en toi ! » ? Peut-être que ce simple message suffirait à rappeler à chaque sportif que la vraie force vient de l’intérieur. Comme je l’ai ressenti un jour, lorsque l’un de mes coachés m’a dit :
« Ce que j’ai ressenti quand mon coaché a dit : “Je crois en moi”… je n’ai pas de mots. »
En fin de compte, la différence entre confiance en soi et arrogance est essentielle pour un développement équilibré. La bienveillance envers soi-même favorise non seulement l’épanouissement, mais aussi la performance. C’est ce fragile équilibre, entre exigence et douceur, qui fait toute la richesse du coaching sportif et du développement personnel.
