La plupart imaginent que l’ultra-trail et le véganisme ne font pas bon ménage. Pourtant, Cédric porte haut les couleurs de l’association Les Sans Relâche tout en croquant la vie… et les kilomètres, sans la moindre protéine animale ! C’est peut-être surprenant, mais chaque foulée, chaque choix culinaire, chaque repas partagé raconte bien plus qu’une simple histoire de sport. Quand un traileur accepte le tofu même raté à Noël, on se dit qu’il y a là un vrai parcours, fait de doutes, de déclics, de kilomètres… et de fous rires autour d’un bourguignon 100% végé. On entre, aujourd’hui, dans son sillage pour mieux comprendre une démarche qui casse les codes.
Quand les racines deviennent ailes : le déclic végan sur les sentiers
Sur les sentiers sinueux de l’ultra-trail, Cédric incarne une nouvelle génération d’athlètes où la performance rime avec conscience. Son histoire ne commence pas par une rupture brutale, mais par une série de petits déclics, de questionnements, de rencontres. C’est un cheminement, presque organique, où chaque pas le rapproche d’un mode de vie plus aligné avec ses valeurs profondes.
L’influence de la famille et du documentaire Earthling sur le déclic végétal
Tout a commencé par une graine semée dans le cercle familial. La sœur de Cédric, déjà végétarienne, lui souffle l’idée d’un autre rapport à l’alimentation. Mais il faut parfois un électrochoc pour changer de cap. Ce choc, il le vit devant le film Earthling. Ce documentaire, reconnu pour son impact sur le véganisme, agit comme un révélateur.
Cédric se souvient : « Ma frangine étant végétarienne, elle m’a conseillé de regarder ce film justement pour m’inciter à passer le cap. Je suis tombé dessus et j’ai été écœuré, ouais, il est terrible. Si tu as envie de te convaincre de quelque chose, il faut le regarder. » La scène du chien jeté dans une benne le marque à jamais. C’est là que le refus de la souffrance animale s’ancre en lui, irréversible.
« C’est au fur et à mesure que c’est vraiment venu et après je dis non, je peux plus mettre un animal mort dans mon corps. »
Des études récentes montrent que les documentaires comme Earthling sont de puissants catalyseurs de changement alimentaire, surtout lorsqu’ils sont soutenus par l’influence de proches déjà engagés. Ce double effet – familial et médiatique – crée un terrain fertile pour la transition vers le véganisme.
Petit à petit, le refus de la souffrance animale s’ancre dans sa pratique
Pour Cédric, la transition ne se fait pas du jour au lendemain. Il passe d’abord trois ans en tant que végétarien. Il observe, il doute, il apprend. La campagne où il a grandi lui rappelle sans cesse la réalité de la vie animale, la proximité avec les bêtes, la conscience de leur destin.
Chaque sortie, chaque foulée, devient alors un acte réfléchi. Il ne s’agit plus seulement de courir, mais de courir en accord avec ses convictions. Le refus de la souffrance animale devient un moteur, une énergie nouvelle qui le pousse à aller plus loin, à se dépasser sans compromis.
Cédric prouve que l’on peut être un ultra-traileur végan performant. Il s’alimente exclusivement de végétaux, concocte chaque matin sa « potion magique » à base de gingembre et de curcuma, et s’amuse de l’idée reçue selon laquelle les vegans seraient faibles : « Qui ne connaît pas de vegan qui sont en train de périr en mangeant des cailloux ? C’est faux, ils pètent le feu ! »
La recherche confirme que, bien préparée, une alimentation végétale peut soutenir l’endurance et la récupération, même dans les sports extrêmes. Les témoignages d’athlètes comme Cédric participent à briser les préjugés et à inspirer d’autres sportifs à franchir le pas.
Les rencontres avec l’association Les Sans Relâche tissent du sens dans la course
Mais l’histoire de Cédric ne s’arrête pas à la transformation alimentaire. Il y a aussi la dimension communautaire, l’engagement pour une cause. Il court désormais sous les couleurs de Les Sans Relâche association cancer pédiatrique, une organisation qui récolte des fonds pour la lutte contre les cancers de l’enfant.
Lors d’un événement local à Rouen, il parcourt 45 km pour eux, rencontre enfin les membres de l’association en chair et en os, partage des moments forts. Ce n’est plus seulement une question de performance individuelle, mais de solidarité, de sens.
Soutenir une cause sportive et éthique, c’est ce qui motive l’engagement durable. Cédric le ressent à chaque course, à chaque rencontre. Il ne court plus seulement pour lui, mais pour tous ceux qui n’ont pas cette chance, pour donner de l’espoir, pour montrer qu’un autre modèle est possible.
Sur les sentiers, là où la nature reprend ses droits, Cédric court léger, parfois en sandales, toujours en quête d’authenticité. Ses racines deviennent ailes. Son histoire inspire, invite à la réflexion, et rappelle que chaque pas compte, pour soi, pour les autres, pour la planète.
Surmonter le regard des autres (et les bourguignons au tofu)
Dans le monde du sport d’endurance, l’histoire de Cédric, ultra-traileur passionné et adepte du véganisme, résonne comme un exemple de courage tranquille. Mais avant d’inspirer par ses performances, il a dû affronter un défi bien plus intime : celui du regard des autres, surtout autour de la table familiale. Les réactions de l’entourage face au véganisme d’un athlète sont parfois plus difficiles à gérer que les kilomètres de dénivelé positif.
Le bourguignon au tofu : un Noël pas comme les autres
Tout commence lors d’un repas de Noël, où la tradition veut que le plat principal soit un bourguignon, symbole de convivialité et de partage. Cette année-là, Cédric propose une version végétalienne, troquant la viande contre du tofu. L’idée est belle, l’intention sincère. Mais la réalité, elle, est un peu plus rugueuse. « Là, quand les gens te regardent : pourquoi tu manges ça quoi… en plus c’est pas bon… c’est un carnage. » Le tofu nage dans la sauce, la texture déroute, le goût ne convainc pas. Cédric fait bonne figure, sourit, affirme que c’est « très très bon », alors qu’au fond, il sait que la magie n’a pas opéré.
Ce moment, il le raconte avec humour, mais aussi avec une pointe de solitude. Car dans une famille omnivore, choisir la cuisine végétalienne, c’est parfois accepter d’être celui qu’on observe, celui qu’on questionne, celui qui doit expliquer encore et encore ses choix. Les réactions de l’entourage oscillent entre scepticisme, curiosité, et parfois même une forme de respect teintée d’admiration. Mais au départ, il y a surtout beaucoup de doutes.
Réactions de l’entourage : du scepticisme à l’admiration
Dans la vie de Cédric, les réactions face à son véganisme d’athlète n’ont pas toujours été tendres. Les premiers temps, il sent le poids des regards, des remarques, des plaisanteries. Sa mère, par exemple, reste persuadée qu’il ne mange pas assez : « Ma mère pense toujours que je ne mange pas… tu verrais les plâtrées de lentilles ! » Pourtant, la réalité est toute autre. Les assiettes sont copieuses, les recettes de plus en plus maîtrisées, et la performance sportive est au rendez-vous.
Avec le temps, la famille évolue. Après trois ans, les proches tolèrent, soutiennent, et adaptent même certains plats. Ils font des efforts, parfois maladroits, mais toujours bienveillants. Cédric le reconnaît : « Ils font énormément d’efforts pour moi. » Ce n’est pas seulement une question de nourriture, mais aussi de respect pour une façon de penser, un mode de vie. L’acceptation ne se gagne pas en un jour, elle se construit, patiemment, à force de preuves et de constance.
Apprendre à cuisiner végé : du carnage au cordon-bleu !
Ce qui change tout, c’est la maîtrise de la cuisine végétalienne. Au fil des essais, Cédric devient un véritable cordon-bleu. Il cuisine chaque jour, expérimente, adapte les recettes traditionnelles pour les rendre compatibles avec son mode de vie d’athlète. Le couscous végétalisé, par exemple, devient un plat signature, capable de surprendre et de séduire même les plus sceptiques.
« C’est la meilleure façon de convaincre quelqu’un qui douterait encore de cette alimentation », confie-t-il. La cuisine devient alors une arme de persuasion douce, un moyen de montrer que le véganisme n’est pas synonyme de privation, mais d’inventivité et de plaisir. Les recettes pour sportifs, riches en protéines végétales, s’invitent à la table familiale et changent peu à peu les mentalités.
La force de la preuve et de l’humour
Ce parcours, semé d’embûches et de maladresses, révèle une vérité simple : l’habileté en cuisine végétalienne facilite la vie en société et la persuasion de l’entourage. Mais il faut aussi accepter que tout ne soit pas parfait, que certains ne soient jamais totalement convaincus. L’important, c’est de rester fidèle à ses convictions, d’avancer avec constance, et de garder le sourire, même quand le tofu fait grincer des dents.
Cédric, par son exemple, prouve que l’on peut conjuguer réactions entourage véganisme athlète, cuisine végétalienne recettes sportifs et performance. Son histoire inspire, car elle montre que la vraie victoire, parfois, se joue bien loin des sentiers de l’ultra-trail : elle commence autour d’une table, avec un bourguignon au tofu et beaucoup d’humilité.
De la récup’ au mental : le vrai visage de la performance végane
Cédric n’est pas seulement un ultra-traileur végane, il incarne l’impact du véganisme sur la récupération sportive et la performance en endurance. Son histoire commence comme beaucoup d’autres : passionné de sport, il jongle entre le football et la course à pied, enchaînant parfois un trail le matin et un match l’après-midi. Mais c’est lors de sa transition vers une alimentation végétale qu’il découvre une nouvelle dimension de son potentiel.
Dès les premiers mois, il ressent une accélération spectaculaire de la récupération post-effort. Là où, auparavant, les lendemains de compétition étaient synonymes de fatigue et de courbatures, il se surprend à retrouver de l’énergie, prêt à repartir courir dès le lundi. « Je pète le feu, quoi ! » lance-t-il, sourire aux lèvres. Ce sentiment de puissance décuplée, il ne l’avait jamais connu en étant omnivore. Moins de lourdeurs, une digestion plus légère, et surtout, une motivation nouvelle : montrer à tous les sceptiques que la performance alimentation végétale n’est pas un mythe, mais une réalité tangible.
Ses résultats parlent d’eux-mêmes. 45 kilomètres, 1400 mètres de dénivelé positif avalés en six heures, ou encore 104 kilomètres parcourus en 21h42 lors de l’Infernal Trail des Vosges. Pourtant, Cédric ne court pas après les chronos. Pour lui, la vraie victoire se trouve ailleurs : dans la capacité à enchaîner les efforts sans craindre l’épuisement, dans la sensation de liberté retrouvée, et dans la fierté de prouver que la nutrition athlète végane peut rimer avec performance.
Mais la route n’est pas toujours simple. Les repas de famille, les regards interrogateurs, les jugements parfois lourds à porter… Il se souvient de ce Noël où, face à un bourguignon de tofu raté, il a dû faire bonne figure. Pourtant, il persévère, affine ses recettes, et finit par convaincre ses proches, petit à petit. Être végan, c’est aussi une façon de penser, une manière d’affirmer ses valeurs, même quand on est « le géant vert » de la famille.
Ce qui distingue Cédric, c’est aussi sa préparation mentale. À la veille d’un ultra-trail, il construit un rituel précis : alimentation ciblée, hydratation optimale, zéro café, zéro alcool. Il privilégie le sommeil, la récupération, et surtout, il visualise son parcours. La veille, il se pose, relit ses notes, imagine chaque montée, chaque ravitaillement. « Il faut que je l’aie dans la tête », confie-t-il. Cette discipline mentale, alliée à une planification nutritionnelle rigoureuse, fait toute la différence. Les études récentes le confirment : la préparation mentale et la nutrition adaptée sont des piliers de la réussite en ultra-trail végane.
La communauté joue aussi un rôle clé. Cédric n’est pas seul dans cette aventure. Il échange, partage ses astuces, inspire d’autres coureurs à tenter l’expérience. Le soutien des proches, même timide au début, devient une force. Et quand le doute s’installe, il se rappelle pourquoi il a choisi ce chemin : pour se sentir mieux, pour respecter ses convictions, pour prouver que l’impact véganisme récupération sportive est bien réel.
Aujourd’hui, Cédric regarde en arrière et se dit qu’il ne reviendrait en arrière pour rien au monde. S’il devait convaincre le Cédric d’il y a six ans, il lui dirait simplement : « Regarde ce que tu peux devenir. Tu peux faire le bien, te sentir mieux, et performer sans compromis. » Sa trajectoire inspire, non seulement par ses exploits sportifs, mais aussi par sa capacité à transformer les obstacles en opportunités.
En 2025, le véganisme continue de gagner du terrain dans le monde du sport. Des associations comme Les Sans Relâche, des documentaires marquants, et la visibilité croissante des athlètes véganes témoignent d’un mouvement en marche. Cédric, par son exemple, prouve que la performance, la récupération et la préparation ultra-trail conseils nutrition peuvent être réinventées grâce à l’alimentation végétale. Il n’y a pas de recette miracle, seulement la volonté d’essayer, d’apprendre, et de croire en soi. Le vrai visage de la performance végane, c’est celui de l’audace, de la discipline, et de la communauté.